C’est la plus petite version des pleins-vents. Le tronc mesure de 40 à 60 cm, parfois jusqu’à 80 cm, la ramure est aérée et les branches réparties dans toutes les directions. C’est un bon compromis entre la quantité de fruits, la facilité d’entretien et la place occupée.

Les avantages de la basse-tige

La première récolte commence deux ou trois ans après la plantation. En pleine production, la quantité reste importante, même si elle est moindre que pour les deux autres formes libres.
Les branches les plus hautes sont accessibles presque sans échelle. Les opérations de taille, l’éclaircissage, les traitements et la récolte en sont donc grandement facilitées.
Il est aisé d’entourer la ramure d’un grand filet pour protéger les fruits des prédateurs et garantir ainsi la récolte. Mieux soignés, éclaircis, puis cueillis à la main, les fruits sont de bonne qualité et peuvent être dégustés frais, les pommes et les coings se conservent longtemps dans un local frais.

Ses inconvénients 

Le passage sous la ramure n’est pas possible debout, il faut faire attention de ne pas abîmer les branches lors de la tonte. Cette petite forme ne convient qu’à des variétés de pommes peu vigoureuses, avec un porte-greffe adapté.

Les espèces concernées :

Abricotier, amandier, cerisier, cognassier, pêcher, pommier et prunier.

Distances et plantation : de 5 à 7 m en tous sens

Arbre fruitier forme basse-tige - I. Frances - Rustica

Les basses-tiges gardent une allure naturelle, mais leur tronc réduit facilite l’accès aux branches.

  • Planter les basses-tiges tous les 5 à 7 m en tous sens. Compter alors de 25 à 49 m² pour chaque arbre.
  • Les branches des amandiers, des cerisiers, des cognassiers, des pêchers, s’étalent moins, jusqu’à 2 m de chaque côté du tronc.
  • Celles des pommiers vigoureux et des pruniers prennent plus de place, de 2 à 3 m par côté.

Pas à pas : plantation d’un arbre fruitier basse-tige à racines nues

La distance de plantation en tous sens d’une basse tige est de 5 à 7 m.

  1. Quelques jours plus tôt ou en automne idéalement, creuser le trou de plantation.
  2. Couper les racines abîmées lors de l’arrachage.
  3. Tremper les racines quelques minutes dans un pralin (mélange de compost, terre argileuse et de fumier). Cela évite le dessèchement des radicelles et favorise la reprise.
  4. Installer le tuteur au fond du trou et ajouter de la terre fine pour former une petite butte.
  5. Approcher le tronc du tuteur et les attacher ensemble avec un double lien.
  6. Verser le reste du pralin sur les racines.
  7. Vérifier avec la bêche que le point de greffe soit légèrement hors de la terre.
  8. Reboucher avec la terre du dessous mélangée avec du compost. Tasser au fur et mesure. Combler le trou avec la terre du dessus.
  9. Réaliser une cuvette pour former une réserve d’arrosage qu’il faut remplir avec 1 à 2 arrosoirs de 10 litres d’eau. Les premières années, pailler le pied pour conserver l’humidité en surface.
  10. Tailler les brindilles situées à l’intérieur de l’arbre. L’arbre doit être aéré pour former un gobelet.

Toutes les formes fruitières

Caractéristiques des autres silhouettes ci-dessous : espace nécessaire, utilisation, espèces et variétés concernées.

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Présentation : Hubert FONTAINE
Réalisation : Grégory FONTAINE
Texte : Thérèse TREDOULAT